Images : Des chevaux quittent le Canada en avion pour se faire abattre au Japon...

Des chevaux quittent le Canada en avion pour se faire abattre au Japon...

Une viande controversée.

Publié le par Ayoye dans Images
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Deux fois par année au moins, au Manitoba, des chevaux sont chargés à bord d’un avion de Winnipeg et envoyés au Japon pour y être abattus.

Là-bas, la viande de cheval est dégustée en minces tranches trempées dans de la sauce soja. Au Kazakhstan ou en Suisse, on la sert en steaks et saucisses.

En 2016, plus de 300 chevaux ont été exportés au Japon, qui est l’un des plus grands importateurs de viande de cheval au monde.

Ils sont placés dans de larges caisses et inspectés par des vétérinaires fédéraux afin de s’assurer de leur état de santé et si l’avion sait les accueillir convenablement.

Selon l’Agence d’inspection alimentaire canadienne, les chevaux voyageraient mieux en groupes que séparés, s’ils se connaissent. S’ils ne se connaissent pas, cela produit un stress supplémentaire.

De nombreux propriétaires de cheveux injectent des anti-inflammatoires aux animaux, tels que la phénylbutazone. Toutefois, cela rend leur viande impropre à la consommation humaine.

Depuis 2007 où les États-Unis ont cessé la production de viande chevaline, le Canada est devenu un fournisseur majeur. Plus de 54 000 chevaux ont été abattus au Canada en 2016 et c’est 13,8 millions de kilos de viande qui ont été exportés au Japon, en Suisse, en France et en Belgique. On consomme de la viande chevaline au Canada, surtout au Québec, mais la majeure partie est exportée.

Plus faible en calorie, en gras, en cholestérol, en acides gras, la viande chevaline est plus riche en protéines que la viande de bétail et la volaille. Au Japon, elle est consommée crue, frite, bouillie ou grillée.

Malgré sa popularité dans d’autres pays, la consommation de viande chevaline est encore taboue au Canada. « Nous n’avons pas la culture pour ne plus se sentir connectés avec les chevaux, » explique la docteur Melanie Joy, une psychologue d’Harvard. « Nous voyons les singes ou gorilles comme des êtres, pas de la nourriture. C’est ce qui fait la différence entre manger quelqu’un ou quelque chose. »

Le groupe Canadian Horse Defend Coalition, lui, proteste contre l’expédition de chevaux vivants.

« L’élevage de chevaux pour la consommation de viande n’est pas traditionnelle et nous nous engageons à exposer les dangers pour la sécurité et la santé qu’impliquent cette industrie, » déclarait le groupe.

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Source: Global News · Crédit Photo: Capture d'écran