Images : Il s'aventure parmi les ossements des catacombes, puis ce qu'il découvre va le rendre riche à craquer.

Il s'aventure parmi les ossements des catacombes, puis ce qu'il découvre va le rendre riche à craquer.

Une découverte inusitée...

Publié le par Ayoye dans Images
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À Paris, au XIXe siècle, l’extraction minière est à son plein. On creuse alors les catacombes de Paris, un vaste réseau de couloirs et salles souterraines qui ont permis d’excaver suffisamment de pierre pour la construction d’une grande partie de la capitale.

Utilisées comme ossuaire, avant un transfert massif de squelettes, il n’y est pas rare d’y croiser des tas d’os humains.

Vient alors le XXe siècle, où l’industrie minière se tarit. Lorsque le béton est commercialisé, on abandonne subitement les carrières.

Monsieur Chambery, un fermier parisien, se balade dans les catacombes, attristé par cet espace inutilisé, jusqu’à ce qu’il remarque quelque chose qui lui donnera une idée.

Il voit des champignons qui poussent sur du crottin de cheval.

Il abandonne alors son potager et se lance corps et âme dans la culture de champignons « de Paris ».

Et il continue de les cultiver sur du crottin de cheval, comme il les a découverts. Au sein des catacombes, les conditions sont idéales pour cette culture : ces souterrains sont humides, sombres et leur température stable.

Chambery est rapidement suivi par d’anciens miniers sans emplois et d’autres fermiers, qui transformeront une grande partie des catacombes en champignonnières.

Ce petit champignon blanc et savoureux deviendra un ingrédient phare de la cuisine française. Monsieur Chambery et de nombreux autres fermiers feront fortune.

Une centaine de fermiers cultivent dans les catacombes en 1940, produisant pas moins de 2 000 tonnes de champignons, par année !

Toutefois, au milieu du XXe siècle, le grand chantier de la construction du métro, qui transformera la capitale et la vie de ses habitants, entrave ces cultures florissantes.

La grande majorité des champignonnières seront démantelées, mais certains fermiers résistent. Aujourd’hui, il en reste 6 à encore cultiver des champignons dans les catacombes.

Les grands restaurateurs s’arrachent leur production « d’authentiques » champignons de Paris. Ceux que nous retrouvons dans le commerce sont très souvent cultivés partout, sauf à Paris : Pays-Bas, dans la vallée de la Loire ou en Chine.

Les catacombes sont aujourd’hui accessibles par de nombreuses entrées, surtout dans le XIVe arrondissement. La capitale organise parfois des visites, mais les catacombes sont parfois toutes désignées pour des fêtes, où on croise parfois une champignonnière.

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Source: Féroce · Crédit Photo: Pinterest