Une nouvelle mode très dangereuse s'installe au Québec.

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Une nouvelle mode très dangereuse s'installe au Québec.
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Une nouvelle mode de tatouage extrême se répand au Québec. Pour être à la page, il faut se faire tatouer les yeux, au risque d’avoir de graves infections, perdre la vue voire même son globe oculaire.

Rien n’arrête les amateurs de transformations extrêmes : tatouages, scarifications, brûlures, langues coupées, piercings, implants corporels.

Le eyeball, lui, est un nouveau phénomène très dangereux. Cette transformation consiste à projeter de l’encre à tatouage sur la sclérotique des yeux, le blanc de l’œil.

Rares sont les tatoueurs au Canada qui pratiquent cette intervention, on n’en dénombre que deux. Un à Ottawa, l’autre à Vancouver. Seulement 20 premiers cobayes ont testé ce phénomène marginal. Le taux de réussite est faible, seulement 50% sans complications aux yeux et plusieurs personnes ayant tenté le coup sont devenues aveugles.

Le tatoueur pique avec une seringue emplie de pigments à tatouage à plusieurs reprises pour disperser la couleur dans l’œil, qui enfle énormément. La personne expérimentant cette transformation doit espérer ne pas être blessée et souffrir d’infection.

C’est en Amérique du Sud qu’a vu le jour le phénomène et il a fait son apparition aux États-Unis et en Europe en 2007.

Alors qu’elle s’est fait tatouer à l’œil, une française a été aveugle plusieurs jours, au début de décembre. «Encore aujourd’hui j’ai peur de perdre mon œil,» témoigne Laurence Debal, tatoueuse de profession.


«Je pense être tombée sur une mauvaise personne, mal intentionnée et moti­vée simplement par l’argent. La procédure du «eyeball» s’est produite chez la personne. Ils m’ont piqué l’œil plus d’une dizaine de fois parce qu’ils ne connaissaient pas ça du tout. Ils ont passé leur temps à me piquer l’œil,» raconte-t-elle.

«On est toujours au courant qu’une procédure est risquée, mais je ne m’attendais pas à avoir la sclère sortie totalement de l’œil et me retrouver en urgence dans une clinique privée,» poursuit la dame de 40 ans espérant retrouver la vue pour reprendre le travail.

«J’ai une ulcération sclérotique. La vue n’est pas revenue. Elle est à 8 % ou 10 % pour l’instant. Le médecin traite l’ulcération pour éviter une opération,» conclut-elle.

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