« Personne ne m'aime »

Quelle tragédie.

Ayoye

Une vidéo troublante montrant un jeune garçon de six ans en détresse, et ce, quelques heures seulement avant qu'il soit prétendument assassiné par son père et sa belle-mère, a été présentée aux jurés lors du procès des deux suspects.

C'est le 17 juin 2020 qu'Arthur Labinjo-Hugues, 6 ans, aurait été tué par son père et sa belle-mère, dans leur domicile de Solihull, dans les West Midlands.

Le père et la belle-mère, Thomas Hugues, 29 ans, et Emma Tustin, 32 ans, sont accusés du meurtre du garçon de six ans.

Dans la vidéo qui a été présentée mardi aux jurés et qui a été filmée dans les heures qui ont précédé son décès, on peut y constater que le garçon est extrêmement amaigri et qu'il semble très faible et "torturé". On peut y entendre l'enfant hurler "personne ne m'aime" à quatre reprises, et ce, alors qu'il a visiblement de la difficulté à se déplacer. Le garçon prend notamment près de deux minutes à se déplacer sur une distance de seulement deux mètres.

Un enregistrement audio a aussi été présenté aux jurés. Dans cet enregistrement, on peut y entendre l'enfant dire que "personne va me nourrir" sept fois en 44 seconds.

Des experts ont expliqué au tribunal que l'enfant a été privé de nourriture, obligé de rester debout 14 heures par jour et qu'il a même été empoisonné avec du sel.

Thomas Hugues et Emma Tustin nient avoir assassiné Arthur, mais plus tôt cette semaine, Hughes a admis qu’il avait utilisé à l'occasion "des points de pression sur le cou d’Arthur pour le discipliner" après avoir vu des vidéos en ligne sur la brutalité policière aux États-Unis. Il a expliqué avoir utilisé points de pression pendant "environ 10 à 15 secondes" pour "aider à le discipliner".

Le procureur Jonas Hankin a déclaré que le père et la belle-mère abusaient physiquement et verbalement d’Arthur pour lui causer "beaucoup de mal et de souffrance". Le procureur a notamment expliqué: "Ni l’un ni l’autre ne peut commencer à justifier ce qu’ils lui ont fait. Arthur était un enfant sans défense entièrement dépendant d’eux pour son bien-être. Arthur est devenu la cible de leur dérision, des abus et de la cruauté systématique conçus pour lui causer d’importantes souffrances physiques et mentales pour des raisons insondables."

Arthur a été emmené à l’hôpital pour enfants de Birmingham et il est décédé aux soins intensifs à 1 heure du matin le 17 juin.
Le procès se poursuit.