Un homme qui a tué une femme pendant une relation sexuelle écope d'une sentence qui indigne les citoyens.

Les citoyens sont outrés.

Ayoye

De nombreux citoyens se sont indignés en raison d’une peine jugée trop clémente qui a été imposée à un homme reconnu coupable d’un horrible meurtre.

C’est le 7 février dernier, à Darlington, dans le nord-est de l’Angleterre, que Sam Pybus, 32 ans, a causé la mort de Sophie Moss, 33 ans, au cours d’un rapport sexuel.

Après avoir été formellement accusé du meurtre de Sophie Moss, Sam Pybus a décidé de plaider coupable, ce qui lui a valu une peine d’emprisonnement de quatre ans et huit mois.

La sentence a indigné de nombreux citoyens, dont l’ancienne chef adjointe du Parti travailliste, Harriet Harman, qui a déclaré : « Pybus, qui était ivre à l’époque, a admis qu’il avait dû l’étrangler parce que ses mains lui faisaient mal, mais après avoir plaidé coupable d’homicide involontaire coupable en atténuation, il a cherché à transférer la responsabilité de la mort de Sophie de lui-même à elle, affirmant qu’elle encourageait et appréciait qu’il exerce une pression sur son cou. Évidemment, elle n’est pas là pour témoigner si elle avait donné son consentement, à l’occasion de son décès ou auparavant. »

Le bureau du procureur général a réagi à la sortie de Mme Harman en déclarant sur Twitter : « Les officiers de justice ont 28 jours à compter de la détermination de la peine pour examiner l’affaire et prendre une décision sur l’opportunité de renvoyer la peine de Sam Pybus à la Cour d’appel. »

Au moment d’annoncer la sentence, le juge Paul Watson QC a expliqué qu’il ne croit pas que Pybus avait l’intention de tuer Sophie Moss.

La porte-parole de We Can’t Consent to This, Fiona Mackenzie, ne partage pas du tout l’avis du juge, car celle-ci considère que cette sentence est « scandaleuse », tout en envoyant un « message terrible » aux femmes : « Il semble que l’étranglement d’une femme à mort soit toujours considéré en droit comme un accident malheureux, plutôt que comme une violence grave et terrible. Il est tout à fait juste que cette peine outrageusement courte soit examinée par le procureur général pour voir si elle est indûment clémente. »

Enfin, du côté de l’inspecteur en chef de la police de Durham, Andy Reynolds, ce dernier a déclaré : « Ce fut une enquête difficile et complexe, et nos pensées restent avec la famille et les amis de Sophie en cette période difficile. Bien que rien ne puisse jamais ramener Sophie, j’espère que [la sentence] leur offrira un peu de réconfort et les aidera à accepter leur perte dévastatrice. »