« C’est inacceptable », de plus en plus d'antivaccins manifestent près des écoles

Un phénomène qui suscite une grande indignation

Ayoye
« C’est inacceptable », de plus en plus d'antivaccins manifestent près des écoles

Après les événements près d'une école dans Lanaudière et un autre survenus cette semaine devant l'école Louis-Riel à Montréal, le Journal de Montréal rapporte une augmentation d'incidents impliquant des anti-vaccins à proximité d'établissements scolaires. 

Plusieurs intervenants dénoncent la situation et citent en exemple l'appel à la manifestation lancé jeudi pour soutenir un enseignant qui estime être « muselé ». 

« C’est dégueulasse. C’est inacceptable. Les enfants sont censés se sentir bien et en sécurité. À l'école, ce n’est pas l’endroit où manifester », s'insurge Kévin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec, en entrevue au quotidien montréalais. 

Rappelons qu'un appel à tous a été lancé sur les réseaux sociaux par une figure de proue du mouvement conspirationniste, François Amalega Bitondo, qui a encouragé les gens à manifester devant une école secondaire de la métropole. 

La semaine dernière, le complotiste avait semé la controverse en organisant un rassemblement similaire près d'une école à Saint-Roch-de-l'Achigan. 

Mardi, une école de Rawdon avait été vandalisée par des graffitis contre les vaccins. 

Jeudi, la manifestation avait été organisée pour soutenir un professeur d'éthique et culture religieuse qui aurait été convoqué par la direction et qui risquerait des sanctions disciplinaires en refusant de promouvoir la vaccination auprès de ses étudiants. 

Sur Facebook, Patrice Trudeau avait expliqué souhaiter faire appel à l'esprit critique de ses élèves, en les renseignant sur les risques de la vaccination et les « incohérences » du gouvernement. La vidéo était animée par le conspirationniste François Amalega. 

« J’ai eu des plaintes, il paraît, d’élèves, de parents et de professeurs. Je dérange à l’école », a-t-il déclaré dans la vidéo.  

« [La vaccination des élèves], il faudrait que ce soit libre et éclairé et ce n’est pas le cas présentement. [...] On s’organise pour qu’ils se sentent coupables s’ils ne se font pas vacciner », ajoute-t-il, en affirmant avoir été sous pression pour convaincre les élèves de recevoir le vaccin.  

Il précise au Journal de Montréal que sa cause relève davantage de la liberté d'expression et de conscience que d'une opposition au vaccin. Néanmoins, il aurait tenu certains propos analogues à ceux tenus par les antivaccins durant l'entrevue.