Certains hôpitaux du Québec pourraient bientôt connaître du délestage, prévient Christian Dubé

« On aura à faire des choix de service dans certaines régions du Québec parce qu’il nous manque de personnel »

Ayoye
Certains hôpitaux du Québec pourraient bientôt connaître du délestage, prévient Christian Dubé

Le réseau de la santé du Québec fait face plus que jamais au manque de personnel et c’est pourquoi le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé que certaines régions de la province devraient procéder sous peu à du délestage.

C’est mardi, lors d’une mêlée de presse, que le ministre de la Santé, Christian Dubé, a indiqué que des hôpitaux du Québec devraient possiblement connaître du délestage : « Vous ne serez pas surpris d’entendre qu’on a des enjeux de personnels qui sont très importants et qu’on aura à faire des choix de service dans certaines régions du Québec parce qu’il nous manque de personnel. »

Le ministre Christian Dubé a toutefois précisé que la pénurie d’employés n’était pas le seul facteur attribuable à ce changement de stratégie : « Le manque de personnel, il n’est pas uniquement dû à la COVID. Vous le savez, on avait des enjeux de personnel bien avant la COVID, mais là, c’est sûr que tout ça a été exacerbé par les 18 mois de pandémie qu’on a eus. »

Comme l’a souligné le ministre Christian Dubé, l’une des premières régions qui devraient être touchées par cette mesure est l’Abitibi-Témiscamingue, étant donné qu’une annonce doit y être effectuée sous peu : « On va avoir des endroits en Abitibi où il va falloir fermer, par exemple, une urgence pour être capable de s’assurer qu’on n’a pas de bris de service qui n’est pas planifié. »

Le ministre de la Santé a notamment fait remarquer que le manque de personnel est criant dans cette région : « J’aime beaucoup mieux qu’on soit capable de rediriger des services à certains endroits que d’avoir des services qui ne soient pas sécuritaires pour les employés ou pour les patients. »

Enfin, le ministre Christian Dubé a prévenu que la situation qui survient actuellement en Abitibi-Témiscamingue pourrait donner un aperçu de ce qui attend le grand Montréal, dans l’éventualité où le nombre d’hospitalisations liées à la COVID-19 subirait une augmentation : « Si on ne veut pas que la même chose nous arrive dans notre grande région de Montréal, c’est sûr qu’il va falloir suivre ça de très près, parce que je vous ai dit, avec les cas qui augmentent, la fragilité de notre réseau de santé, il va falloir travailler ça aussi. […] À Montréal, il ne faudrait pas que ça continue, l’augmentation aux soins intensifs, parce qu’à chaque personne qui va aux soins intensifs, bien j’enlève une chirurgie cardiaque non urgente, etc.»