Déluge du Saguenay: le corps d'un homme disparu en 1996 n'a jamais été retrouvé.

« On a vécu en famille ce qu’on avait à vivre à ce moment-là »

Ayoye
Déluge du Saguenay: le corps d'un homme disparu en 1996 n'a jamais été retrouvé.

Les filles d’un couple qui a perdu la vue lors des inondations du Saguenay en 1996 ont accepté de témoigner à propos de leur expérience.

C’est au cours d’une entrevue avec TVA Nouvelles que les filles de Denis Samson, 45 ans, et Hélène Racine, 48 ans, ont expliqué dans quelles circonstances elles avaient perdu leurs parents.

Hélène Racine et Denis Samson étaient navigateurs et les deux amoureux avaient alors décidé de s’aventurer au Saguenay, peu avant que le Déluge du Saguenay survienne.

Nancy Lemieux, l’une de leurs filles, a expliqué : « Le matin du 19 juillet vers 11h, ils sont partis de Rivière-du-Loup pour se rendre à Tadoussac, mais les conditions étaient exécrables donc ils n’ont pas eu le temps de se rendre. Quand ils ont tourné, puisqu’ils n’étaient pas capables d’entrer dans le Saguenay, le bateau a été complètement détruit.»

Comme l’a souligné Nancy Lemieux, ni elle ni sa sœur ne s’attendaient à perdre leurs parents à un tel âge « Le fait qu’ils soient morts si jeunes et ensemble, ça a fait en sorte qu'on a voulu réaliser nos rêves. Toute notre famille s'est soudée. On a gardé le positif de ce grand deuil-là, mais on a décidé de foncer et de réaliser nos rêves et c’est ce qu’on fait encore aujourd’hui.»

Pour sa part, la sœur de Nancy, Marie-Christine, a déclaré qu’elle est parvenue à surmonter cette épreuve inimaginable grâce à leurs proches : « On a vécu en famille ce qu’on avait à vivre à ce moment-là. On avait un deuil à faire et plusieurs choses à s’occuper. »

25 ans après ces tragiques événements, Nancy a admis que ceux-ci avaient un impact indéniable sur sa vie : «Ça a changé quelque chose dans ma vie, juste d’en avoir parlé et d’avoir fait le bilan entre nous aussi. On a gardé le positif de ça, c'est-à-dire de réaliser nos rêves et d’être heureux chaque jour.»

Enfin, Marie-Christine a conclu en soulignant qu’elle et sa sœur avaient fait le choix de s’accrocher à la vie : « On n’est pas dans la nostalgie du tout. On regarde plus vers l’avant. On essaie de se concentrer sur ce qui est positif.»