Des Québécois font jusqu'à une heure de route pour sauver 0,20$ le litre.

«On savait que c'était moins cher ici, donc on a mis le minimum pour se rendre ici.»

Ayoye
Des Québécois font jusqu'à une heure de route pour sauver 0,20$ le litre.

La hausse du prix de l'essence pousse plusieurs automobilistes à effectuer jusqu'à une heure de route afin d'économiser sur leur plein d'essence.

Alors que samedi, le prix moyen de l'essence au Québec était de 145,3 ¢/litre, de nombreux automobilistes ont décidé de parcourir plusieurs kilomètres afin de se rendre en Ontario, où l'essence était vendue à 129,9 ¢/litre.

Dans un reportage de TVA Nouvelles qui a été produit samedi dernier, un automobiliste a expliqué qu'il s'était rendu à Hawkesbury, en Ontario, dans l'espoir d'épargner plusieurs dollars: "Moi, je viens de Blainville. Je prends mon auto, je fais un petit tour, voir les feuilles."

Toujours dans le même reportage, un motocycliste a parcouru plusieurs kilomètres afin de payer un prix plus bas pour son plein d'essence: "[Je viens] de Candiac, sur la Rive-Sud de Montréal. Hier on est venus. On savait que c'était moins cher ici, donc on a mis le minimum pour se rendre ici."

Selon Normand Mousseau, qui est professeur à l'Université de Montréal, la hausse du prix de l'essence est grandement attribuable à la demande grandissante: "Il y a des pressions qui viennent d’ailleurs. La demande en essence est forte aux États-Unis aussi. Il fait beau, il faut chaud, donc les gens continuent de voyager presque autant qu’en été. Donc tout ça fait en sorte que les marges des raffineurs restent importantes, plus le prix du pétrole qui monte, donc tout ça, c’est vraiment la source."

Enfin, alors que plusieurs personnes croient que le prix de l'essence redescendra après la fin de semaine de l'Action de grâce, M. Mousseau voit les choses d'un autre oeil: "Ce que ça veut dire, c’est que ça ne risque de ne pas redescendre énormément lundi ou mardi matin non plus."