L’homme qui a intimidé le Dr Arruda s’excuse et reconnaît avoir été trop loin

Il a écrit une lettre d'excuses au directeur national de la santé publique

Ayoye
L’homme qui a intimidé le Dr Arruda s’excuse et reconnaît avoir été trop loin

En juillet 2020, un homme avait publié l’adresse et le numéro de téléphone du Dr Arruda sur Facebook pour inciter les Québécois à aller l’insulter chez lui. Dans une lettre d’excuses au directeur national de la santé publique, l’homme reconnaît aujourd’hui avoir dépassé les bornes. 

« Je concède avec vous que certaines de mes publications sur les réseaux sociaux auraient eu avantage à être nuancées et développées plus longuement, évitant ainsi toute ambiguïté ayant pu laisser croire à des menaces et/ou intimidations envers vous, votre famille et l’État. Jamais, et ce d’aucune façon, il ne m’est venu à l’esprit de porter atteinte ou même d’encourager des tiers à porter atteinte à votre intégrité physique ainsi qu’à celle de votre épouse et de votre famille » explique Sylvain Marcoux dans une lettre retranscrite par TVA Nouvelles

L’homme de 46 ans ne s’était pourtant pas gêné de dévoiler les informations personnelles du Dr Horacio Arruda l’été dernier. En fournissant cette lettre d’excuses lors de sa visite au palais de justice de Saint-Jérôme, Marcoux s’en sort sans dossier criminel explique TVA Nouvelles, mais avec un engagement à ne pas troubler l’ordre public pour une période d’un an.

Marcoux a également fait un don de 1000$ à l’organisme Centraide en plus de sa lettre. 

L’affaire était tout de même assez sérieuse alors que Sylvain Marcoux était visé par trois chefs d’accusation, dont un de harcèlement criminel et d’intimidation envers le directeur de la Santé publique.

Horacio Arruda qui avait vu sa vie privée dévoilée sur Facebook avait donc contacté les autorités après avoir vu les propos de Marcoux sur le réseau social. Sylvain Marcoux avait alors été arrêté dans sa résidence de Saint-Majorique-de-Grantham, dans le Centre-du-Québec, avant d’être remis en liberté le lendemain. 

« Je m’adresse à ceux qui utilisent ces médias : faites attention à ce que vous écrivez. On a le droit d’exprimer notre opinion différente, mais pas dans la violence. Ça m’inquiétait surtout pour ma conjointe qui vit là où je vis. On ne peut pas écrire n’importe quoi sur les réseaux sociaux », avait alors commenté le Dr Arruda.