La majorité des ados québécois regardent du porno, révèle une étude

« C’est très très accessible »

Ayoye

Les adolescents sont peut-être plus facilement en contact avec la pornographie que les générations précédentes, or une étude a confirmé qu'ils ne sont pas nécessairement plus actifs sexuellement que leurs prédécesseurs.

C'est dans la cadre du colloque de l'ACFAS qu'une étude a été menée à propos des pratiques sexuelles des jeunes Québécois. En tout, 1584 adolescents âgés de 14 à 18 ans y ont pris part.

L'étude a révélé plusieurs informations très intéressantes à propos de nos adolescents. À titre d'exemple, on y apprend qu'un adolescent sur trois a déjà eu des relations sexuelles complètes ou orales, ce qui signifie pratiquement le même taux observé chez les adolescents depuis 1980.

C'est Judith Kotiuga, une étudiante au doctorat en psychologie clinique à l’Université Laval, qui a réalisé cette recherche. Selon ce qu'a observé Mme Kotiuga, ce qui a principalement changé chez les adolescents, c'est l'accessibilité au contenu pornographique: «Ce qu’on voit principalement comme différence, c’est l’accès aux nouvelles technologies. Avant, la consommation de matériel pornographique se faisait par des magazines et il y avait un certain tabou qui l’entourait. Maintenant, c’est très très accessible. »

Crédit photo: Adobe Stock

L'étude nous a aussi appris que 30 % des adolescents ont déjà envoyé des sextos, alors que près de deux adolescents sur trois regardent de la pornographie à l'occasion.

En ce qui concerne la pornographie, 55 % des adolescents qui en regardent ont commencé dès l'âge de 14 ans, tandis que l’on constate que ce sont les garçons qui en consomment le plus.

Mme Kotiuga a expliqué que même si la consommation de pornographie chez les jeunes peut être préoccupante, il faut miser avant tout sur l'éducation: «Mettre la faute quasi exclusivement sur la pornographie ou les réseaux sociaux, ce n’est pas très productif, même si c’est ce qu’on a tendance à faire en général. »