Les chefs fédéraux réagissent à la progression du parti de Maxime Bernier dans les sondages

« On ne va pas accepter que ça prenne de l’ampleur »

Ayoye
Les chefs fédéraux réagissent à la progression du parti de Maxime Bernier dans les sondages

Les chefs des principaux partis fédéraux tardent à réagir à la récente montée du Parti populaire du Canada (PPC) dans les intentions de vote, rapporte l'Agence QMI. 

Dimanche matin, autant les chefs libéral, conservateur, néodémocrate et bloquiste ont été questionnés durant des points de presse au sujet des gains de popularité de la formation politique dirigée par Maxime Bernier. 

« Je ne veux pas commenter sur les sondages, mais on voit qu’il y a de plus en plus de gens, c’est une petite minorité de la population, mais ça prend de plus en plus de place en ligne [et] dans les manifestations », a simplement répondu Justin Trudeau alors qu'il se trouvait sur la Rive-Sud de Montréal. 

« L'important, c’est d’avoir du leadership fort et clair qui ne va pas accepter de leur laisser de la place pour grandir. [...] On ne va pas accepter que ça prenne de l’ampleur », a-t-il ajouté en précisant que le pays n'était pas à l'abri des « mouvements populistes, extrémistes, intolérants, “divisifs”, polarisants ».

Justin Trudeau a toutefois profité du sujet pour piquer son adversaire conservateur. « C’est si décevant de voir quelqu’un comme Erin O’Toole qui prétend vouloir être un leader fort pour le Canada, de ne même pas pouvoir exiger que ses propres candidats soient vaccinés », a-t-il souligné.

Alors qu'il retournait à son autobus, il a d'ailleurs été interpellé par un partisan du PPC. « Votre seule réussite est d’être pire que votre père [Pierre Elliott Trudeau] », a déclaré le partisan du PPC.

Erin O'Toole a également été visé par le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet. 

« N’importe quel appui au parti de M. Bernier est plus important que ce qu’il mérite. Cependant vous devriez davantage poser cette question aux conservateurs parce que je doute fort que le parti de M. Bernier vienne piger chez les progressistes du Bloc québécois », a fait savoir M. Blanchet.

« Je suis le seul chef qui peut remplacer Justin Trudeau. Et les Canadiens, d’un océan à l’autre, méritent un gouvernement qui peut remplacer un gouvernement corrompu et toujours lent avec M. Trudeau et les libéraux », a rétorqué M. O'Toole alors qu'il était à Vancouver, sans s'inquiéter de la montée du PPC. 

« Je peux dire en général qu’il y a des gens qui sont frustrés au-delà de ce parti et je comprends en général qu’il y a des gens qui sont frustrés, des gens qui sont cyniques, des gens qui ont vu de belles paroles de M. Trudeau, et après six ans, ils ont vu des promesses brisées », a pour sa part réagi le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh. Toutefois,  il « ne comprend pas (la montée du PPC) parce qu'il ne pense pas comme ça ». 

C'est dans l'Ouest canadien que M. Bernier et son parti connaissent une progression depuis une semaine, selon le dernier sondage d'Ekos Research. 

Ainsi, ils étaient 11 % des électeurs de Colombie-Britannique à estimer qu'ils voteraient pour lui, et 14 % en Alberta. On observe également une augmentation en Ontario, au Québec et dans les Maritimes.