Simon Houle aurait agressé une autre Québécoise quelques jours après son absolution

Il lui aurait affirmé: « C’est pas moi, c’est mes mains »

Ayoye

Tout juste après avoir reçu une absolution pour agression sexuelle et voyeurisme pour lui permettre de continuer à voyager, l'ingénieur Simon Houle aurait eu une autre inconduite sexuelle, cette fois en voyage à Cuba, rapporte Radio-Canada.

Il aurait pris les fesses d'une touriste québécoise sans son consentement à Cayo Coco, à Cuba.

Vickie Vachon enseigne dans les Laurentides. La femme de 40 ans est allée à Cuba avec une dizaine d'amies pour célébrer la retraite d'une collègue. C'est là qu'elle aurait croisé Simon Houle, qui venait d'obtenir une absolution conditionnelle à Trois-Rivières. 

« Je veux que les juges y repensent à deux fois avant de laisser en liberté un agresseur », résume-t-elle à Radio-Canada. 

Crédit photo : Courtoisie / Anonyme

C'est dans la nuit du 3 au 4 juillet que l'ingénieur lui aurait pris agressivement les fesses, devant des témoins, à proximité du bar de l'hôtel où elle séjournait. 

« En marchant, Simon m’a pris la fesse d’une façon très très intense, très agressive, une très grosse poignée de fesse. Je me suis fâchée. Je lui ai hurlé dessus. Je lui ai donné un bon coup de pied sur les tibias », a-t-elle raconté au sujet du « colosse ». 

« Tout de suite, je lui ai demandé : "Peux-tu me dire ce que j’ai fait ou ce que j’ai dit qui t’a permis de croire que tu avais le droit de me toucher? Dis-le-moi!" Je le savais, que la réponse était non [...]. Et là, il disait : "Je suis désolé, je suis désolé, c’est mes mains. Ce n’est pas moi, c’est mes mains" », ajoute-t-elle ensuite. 

« Je lui ai fait une bonne morale. Je pense que ma discussion a dû durer de 20 à 30 minutes. Je lui ai dit en le regardant dans les yeux : "Coudonc, toi au Québec, fais-tu ça, toucher les fesses des filles? Quand tu rentres dans un bar, est-ce que tu te permets de toucher les filles comme tu viens de me le faire?" [...] Je lui fais la morale digne d’une enseignante qui parle à un élève », poursuit Mme Vachon. 

À son retour au Québec, elle s'est rendu compte que son agresseur présumé était le même homme qui avait fait les manchettes après avoir été absous par le juge Matthieu Poliquin, de la Cour du Québec.

« Je vois sa grosse face [dans les articles]. Je lis, mais je suis dans l’émotion. [...] Je vois "agression sexuelle" et là, ça spine dans ma tête. [...] Quand j’ai ouvert la télévision, ils en parlaient en direct. Qu’est-ce qui aurait pu m’arriver? Je vous le dis, c’est un grand gaillard. Et à la poignée de fesse qu’il m’a faite… C’est les pensées que j’ai en ce moment, de me dire qu’il aurait pu m’arriver quelque chose de grave. Parce que ce gars-là n’a pas de casier judiciaire. Parce qu’il peut voyager », dénonce-t-elle. 

« Si ce gars-là avait été un mécanicien, il l’aurait eu, son casier judiciaire. Mais non, il est ingénieur, avec sa belle bague. Puis il a le droit d’être là. Puis il m’a abusée. C’est terrible. C’est terrible », ajoute celle qui a depuis porté plainte à la Régie de police du lac des Deux-Montagnes.

Crédit photo : Courtoisie / Anonyme

Rappelons que l'ingénieur a reçu une absolution le 21 juin dernier, après avoir plaidé coupable d'agression sexuelle sur une amie et pris des photos de ses organes intimes en 2019. Selon le juge, un casier judiciaire aurait été « disproportionné » étant donné que l'agresseur ne pourrait plus voyager pour son travail. À cela, il a ajouté que Simon Houle est une personne de « bonne moralité » et que ses crimes sont « contextuels et ponctuels dans sa vie ». 

Crédit photo: Courtoisie

L'ingénieur et son avocat, Pierre Spain, ont refusé les demandes d'entrevue de Radio-Canada. Les allégations faites par Mme Vachon n'ont pas mené à des accusations ni passé le test des tribunaux.