Un ancien militaire anti-vaccin succombe de manière fulgurante à la COVID-19

Il n'était pas vacciné.

Ayoye

Un homme qui militait ardemment contre la vaccination et les mesures sanitaires a finalement succombé à la COVID-19, rapporte le Journal de Montréal.

Alain Poulin vivait à Sainte-Madeleine. C'est durant son souper de Noël qu'il a éprouvé les premiers symptômes de la COVID-19.

« C’était le 24 décembre dernier. Il a dit à ses enfants, qui sont venus le visiter, qu’ils allaient devoir quitter parce qu’il ne se sentait pas bien. C’est là que son état a commencé à se dégrader », explique au Journal de Montréal l'un de ses vieux amis, Jean Laurion. Les deux se sont rencontrés dans l'armée canadienne à seulement 17 ans. 

« Sa femme l’a ensuite hospitalisé le 29 décembre dernier parce que son état s’est dégradé et ça n’allait plus du tout. Ils ont appelé l’ambulance », poursuit-il. 

Quelques jours plus tôt, le 17 décembre, il était en forme exemplaire dans une vidéo publiée sur Facebook par son organisme destiné à venir en aide aux vétérans depuis 2019.

« On voulait aider les anciens combattants ensemble pour fournir de l’aide psychologique et leur donner un coup de main pour obtenir les subventions du gouvernement. Alain avait vraiment le cœur sur la main. [...] Je n’étais pas d’accord avec lui sur la vaccination, mais je respectais son choix », ajoute Jean Laurion au quotidien montréalais.

Le 1er janvier dernier, M. Poulin a été placé en coma artificiel, avant de mourir au début de cette semaine. 

« J’ai essayé de le convaincre de se faire vacciner, mais il ne voulait pas. Sa femme a eu la COVID durant la première vague et elle a survécu. Il pensait avoir une immunité naturelle lui aussi, mais, avec Omicron en ce moment, ç’a été fatal pour lui », ajoute M. Laurion, qui espère que la fin tragique de son ami convaincra les plus sceptiques de se faire vacciner.

« C’est vrai la COVID, ce n’est pas un mensonge. Mon chum l’a eu et j’ai maintenant perdu un frère », se désole M. Laurion.

Photo : Facebook

En décembre, Alain Poulin avait pris part à des manifestations contre les mesures sanitaires. 

« Je ne manifestais pas avec lui pour cette cause. Non, Alain n’était pas vacciné, mais la vaccination est un choix personnel. Je préfère ne pas m’étaler sur ça. [...] Il est mort dans la nuit de dimanche à lundi de la COVID. On a décidé de le débrancher, il n’avait plus rien à faire », explique sa femme, Julie Tétreault, au Journal de Montréal. 

Leur fils de 34 ans a aussi dû être hospitalisé à cause du variant Omicron. « Il va mieux et il n’est plus en danger. J’ai beaucoup de soutien de la communauté de vétérans et je suis bien entourée au moins. C’est l’important », ajoute-t-elle.