Un infirmier explique pourquoi il préfère être suspendu sans salaire que de se faire vacciner

« J’ai envie de réorganiser ma vie différemment en travaillant au salaire minimum »

Ayoye
Un infirmier explique pourquoi il préfère être suspendu sans salaire que de se faire vacciner

Un infirmier a révélé qu’il préférait être suspendu sans salaire plutôt que de se faire vacciner.

C’est à l’émission de Denis Lévesque que l’infirmier Paul Veilleux a expliqué pourquoi il avait décidé de ne pas se faire vacciner et de vivre avec les conséquences liées à ce choix.

Tout en se défendant d’être un antivaccin, Paul Veilleux a précisé qu’il approuvait pleinement le vaccin contre la COVID-19, mais qu’il considérait toutefois ne pas en avoir besoin : « Je n’ai vraiment pas peur du vaccin et d’ailleurs je le recommande. À mon avis, toute personne vulnérable aurait avantage à se faire vacciner. […] Ça fait 32 ans que je travaille dans les hôpitaux et les centres d’hébergement. Je n’ai jamais été malade, pas même une journée. Donc, je pense avoir un système immunitaire très fort. »

Selon ce qu’a indiqué Paul Veilleux, ce dernier souhaite profiter de sa suspension afin de réaliser une expérience de vie en trouvant un autre travail. Ainsi, lors de sa suspension, il devra s’adapter à de nouvelles conditions de travail qui contrasteront certainement avec son salaire annuel de 100 000 $.

L’infirmier dit souhaiter que ce « congé sans solde » puisse inspirer des personnes itinérantes à se reprendre en main et il affirme être très conscient des conséquences de sa décision : « J’ai envie de réorganiser ma vie différemment en travaillant au salaire minimum. […] Je profite de l’occasion que le gouvernement me donne sur un plateau d’argent. »

Alors qu’une pénurie d’employés frappe le réseau de la santé, le départ d’un infirmier de 32 ans d’expérience se fera certainement remarquer, même si ce n’est que temporaire. Cependant, Paul Veilleux a conclu en faisant remarquer que le gouvernement du Québec savait que cette situation se produirait en rendant le vaccin contre la COVID-19 obligatoire : « Ça, ce n’est pas de mon ressort. C’est une décision que M. Legault prend (...) Ce n’est pas ma décision à moi. »