Un jeune Québécois termine son secondaire à l'avance malgré son TDAH

« C’est un enfant intelligent, mais il s’emmerdait à l’école »

Ayoye
Un jeune Québécois termine son secondaire à l'avance malgré son TDAH

Un adolescent de 16 ans qui souffre de difficultés d'apprentissage et d'un TDAH a réussi l'exploit de terminer ses études secondaires un an à l'avance grâce à l'école à la maison, rapporte Le Journal de Montréal. 

« Je pense que si j’étais resté dans le système scolaire, j’aurais quand même fini mon secondaire, mais sûrement pas un an plus tôt et pas avec les cours enrichis », explique Gaïa Chagnon, de Val-Morin, au quotidien montréalais.

Quand sa mère a commencé à lui faire les classes à domicile il y a sept ans, le jeune homme n'était pas vraiment un premier de classe.

« On était en train de le perdre. Ses notes baissaient, et il était démotivé. C’est un enfant intelligent, mais il s’emmerdait à l’école », se souvient sa mère, Catherine Dupuis, qui est convaincue d'avoir pris la « meilleure décision de sa vie ». 

La dame estime que l'école traditionnelle est mal adaptée aux besoins de son garçon, qui a un TDAH, mais qui est également doué. 

Une fois à la maison, elle a modifié le programme selon les intérêts personnels de son fils afin de garder son attention. Elle cite en exemple les mathématiques, qui ont été axées sur le monde des affaires. 

« Le modèle de l’école date de la révolution industrielle et vise à créer des ouvriers qui vont être capables de travailler huit heures en ligne, assis, alors qu’on sait que ça ne correspond plus à la réalité aujourd’hui », se désole celle qui a déjà enseigné les sciences physiques. 

Mme Dupuis ajoute que, selon elle, tout le monde peut faire l'école à la maison, même les parents qui ont eu eux-mêmes des difficultés scolaires. 

« Tu ne peux pas réussir l’école à la maison sans donner un cadre très strict », précise-t-elle toutefois.

Avec son diplôme d'études secondaires en main, Gaïa veut maintenant étudier les sciences de la nature au cégep. Mais ce retour en classe ne le rend pas nerveux, au contraire. 

« Les adolescents qui ont fait leur secondaire à la maison ont dû développer leur sens de l’autonomie et de l’organisation et sont donc souvent plus prêts au cégep que les autres », constate l’orthopédagogue Michèle Potvin, en entrevue au Journal de Montréal.