Un Québécois décide de subir une vasectomie à seulement 27 ans.

« La responsabilité de la contraception n’incombe pas qu’aux femmes »

Ayoye

Un Québécois de 27 ans a décidé de son plein gré de subir une vasectomie. Il a décidé de raconter son histoire sur Facebook peu après l'annulation de Roe contre Wade aux États-Unis, rapporte La Presse

« Les hommes se sont peu ou pas exprimés contre la décision. J’ai voulu susciter la discussion », a déclaré Olivier Charbonneau, étudiant en droit à La Presse.

Les jeunes sont très peu nombreux à subir une telle chirurgie. À peine 5,2 % des hommes en reçoivent une avant l'âge de 30 ans, selon Vasectomie Québec. 

Mais plusieurs proches lui ont dit qu'il était « trop jeune » ou qu'il « allait le regretter ».

À cela, il répond que « la responsabilité de la contraception n’incombe pas seulement aux femmes, mais à nous aussi, les hommes ». 

« Il y a aussi un aspect social : ça permettait à ma future partenaire de ne pas avoir besoin de méthodes chimiques. Je ne veux pas imposer ce type de contraceptif », ajoute celui qui dénonce la décision d'annuler Roe contre Wade aux États-Unis, qui permet aux États d'interdire l'avortement. 

« Ils sont rares, les hommes qui se sont prononcés contre l’évènement. Leurs réactions étaient presque absentes, malgré l’importance du droit qui venait de disparaître. On vient de prioriser le droit d’un enfant qui n’est pas encore né plutôt que le droit de la femme à choisir », ajoute le jeune homme. 

« Ici, ce droit existe depuis 1989 avec Daigle c. Tremblay. Qu’arriverait-il si on le perdait ? Ce serait un recul important. Avec [ma publication], j’ai voulu faire un lien pour conscientiser aux alternatives qui existent pour la contraception. Les hommes ont l’occasion de faire leur part, de se responsabiliser face à la contraception », poursuit-il à La Presse.

Le jeune homme n'est « pas fermé à l'idée » de devenir père un jour, même s'il sait que sa vasectomie est potentiellement irréversible. « Je peux toujours adopter », dit-il.