Une autre école secondaire fait scandale pour une vérification « inappropriée » du code vestimentaire

Une pratique qui a provoqué une vague d'indignation chez les élèves

Ayoye

Des étudiants de l'école Père-Marquette ont vivement dénoncé une intervention visant à vérifier si le code vestimentaire était respecté, rapporte La Presse.

Frédérique Vrignon est une des nombreuses étudiantes de l'école Père-Marquette qui ont souhaité dénoncer le fait que des employés ont posé leurs mains sur leurs jambes afin de mesurer la longueur des shorts: «Ils prenaient quatre doigts de leur main et ils les posaient sur nos genoux ou en haut du genou pour voir si nos shorts étaient corrects. J’ai trouvé ça vraiment inapproprié. »

C'était la toute première fois que des membres du personnel procédaient à une telle vérification du respect du code vestimentaire et pour ce faire, ils ont donc utilisé une méthode consistant à placer une main sur le genou afin de vérifier que les jupes et les bermudas étaient assez longs pour que la partie découverte au-dessus du genou n'excède pas la largeur de la paume.

Alors que certaines élèves ont été retournées à la maison pour se changer, plusieurs étudiantes ont accusé le personnel de viser les filles de façon plus systématique.

Alexis Audette, un étudiant de cinquième secondaire, partage aussi cet avis: « Il y avait une file de 35 à 40 filles qui attendaient de se faire vérifier, mais dans toute cette file-là, je n’ai pas vu un seul gars ! [...] Qu’ils posent leur main sans demander le consentement de la personne, c’est déjà compté comme du harcèlement, et qu’en plus, ce soit juste les filles qui se le fassent faire…»

Ce sont des enseignants et une direction adjointe de l'établissement qui ont procédé à l'opération de vérification. Selon le directeur de l'école, Éric Benoît, ce dernier avait sensibilisé les étudiants au respect du code vestimentaire la veille de l'opération: «Je pense qu’ils essayaient de mettre la main pour montrer, mais on ne veut pas toucher aux élèves. On a fait un retour et on a dit : ‟Non, non, non, on ne fait pas ça comme intervention !” »

La direction de l'école a confirmé qu'une centaine d'élèves ont pris part à une manifestation devant l'établissement vendredi midi.

L'école s'est d'ailleurs adressée aux parents par l'entremise d'une lettre dans laquelle il a été annoncé que le «short court de type sportif » (jogging, volleyball, basketball, cuissard de vélo coussiné) n’est toujours pas autorisé, mais le « legging court (de type cuissard sans coussinet) et le short noir de type jeans » sont actuellement permis».

Signalons enfin que le directeur Éric Benoît a confirmé que le code vestimentaire sera discuté le 6 juin prochain lors du prochain conseil d'établissement.