Nouvelles : Enseigner l'arabe à l'école primaire est une idée qui plait autant à la gauche qu'à la droite

Enseigner l'arabe à l'école primaire est une idée qui plait autant à la gauche qu'à la droite

La France veut reprendre le contrôle de l'enseignement de cette langue.

Publié le par Ayoye dans Nouvelles

Faire l'unanimité en politique c'est quelque chose de difficile pourtant parfois cela se produit et c'est ce qui arrive avec l'idée d'enseigner l'arabe à l'école primaire.

C'est BFM TV qui rapporte cette nouvelle politique de premier plan, enseigner l'arabe à l'école primaire est une idée qui plait autant à la gauche qu'à la droite. Pour vous mettre en contexte, on peut rappeler qu'en début de semaine, le ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer veut développer l'apprentissage de l'arabe à l'école afin de donner du "prestige" à cette langue. Une formulation bien maladroite pour beaucoup de personnes mais aussi un apprentissage qui ne devrait pas avoir lieu.

Finalement alors qu'on s'attendait à ce que les ministres de droite se révoltent contre une telle initiative, c'est l'inverse qui se produit raconte BFM TV. En effet, cela n'est pas tant surprenant tant c'est une idée qui avait déjà été évoqué dans le passé. D'ailleurs BFM TV rappelle qu'en 2008, le ministre de l'éducation de l'époque Xavier Darcos avait déjà tenté de mettre une telle initiative en place. Même chose en 2011 pour Luc Chatel et en 2016 pour Najat Vallaud-Belkacem.

Ainsi, BFM TV explique que cette volonté d'enseigner l'arabe dès l'école primaire plait à la fois au ministre de gauche et de droite et que cela dépasse la logique des partis qui se veulent antagonistes sur certains points concernant l'éducation et les sujets de société en général. Pour l'enseignement de l'arabe à l'école primaire, la principale raison serait de vouloir contrer les cours d'arabe dans les mosquées dont certains mènent à une certaine radicalisation.

L'objectif est donc d'éviter que l'arabe soit détourné par des personnes qui veulent du mal à la France. Il s'agit d'un enjeu sécuritaire mais l'idée plait aussi parce qu'il y a une volonté  que l'arabe n'ait pas mauvaise presse dans un contexte où les clichés sur cette langue sont nombreux. Les nombreux attentats terroristes arrivaient dans la dernière année n'ont évidemment pas aidé et c'est cette mauvaise image que la classe politique cherche à gommer. 

Voici le reportage de BFMTV: 

Wikipédia explique que "l'arabe est une langue afro-asiatique de la famille des langues sémitiques. Avec un nombre de locuteurs estimé entre 263 millions et 375 millions de personnes au sein du monde arabe et de la diaspora arabe, l'arabe est de loin la langue sémitique la plus parlée, bien avant l'amharique (seconde langue sémitique la plus parlée)".

Source: BFM TV · Crédit Photo: iStock