Nouvelles : La Grande barrière de corail est déclarée morte après 25 millions d’année d’existence

La Grande barrière de corail est déclarée morte après 25 millions d’année d’existence

Quelle tristesse.

Publié le par Ayoye dans Nouvelles

La mort de la Grande barrière de corail australienne a été prononcée, après 25 millions d’année d’existence. Ce magnifique récif n’aurait pas survécu aux changements climatiques.

Abritant 1 625 espèces de poissons, 3 000 de mollusques et 30 espèces de dauphins et baleines, ce site de l’Unesco envoie un message à toute la planète.

Le réchauffement climatique et la pollution seraient responsables du blanchissement de 93% des récifs de coraux, influençant ainsi l’équilibre entre les récifs et les algues qui leur donnent cette couleur particulière. C’est la dernière étape vers la mort des coraux, dont 22% sont déjà décédés.

Les eaux australiennes ayant connu des températures à la hausse sur de nombreux mois, les algues doivent produire davantage d’oxygène, ce qui est toxique pour les récifs qui finissent par les expulser, exposant ainsi leur squelette.

« La section nord ressemble à une zone de guerre, ça me brise le cœur. J’avais le plus beau métier du monde, maintenant, c’est un métier amer. J’ai 71 ans et je pense que je vais survivre au récif… » raconte Charlie Veron, chef scientifique pour le Australian Institute of Marine Science, un véritable passionné de la Grande barrière de corail.

Des blanchissements de coraux de masse sont survenus en 1998 et 2002, or la température des eaux a baissé en temps, mais avec celui de mai 2016, on a pu voir que 60% était déjà bien blanchi.

Tim Flannery, un professeur qui a visité le récif en septembre disait : « Nous voulions voir si le récif se reconstruisait, mais les coraux qu’on a vu étaient blanchis et en danger sont morts en quelques mois. Si le récif était une personne, il serait sur des machines pour le maintenir en vie. »

Il n’aura fallu que 150 d’industrialisation pour tuer cette merveille vieille de 25 millions d’années.

Source: Unilad · Crédit Photo: WikiMedia