Nouvelles : Toute sa jeunesse, elle a côtoyé des monstres qui menaçaient sa survie, et maintenant, elle vise l'or aux Olympiques.

Toute sa jeunesse, elle a côtoyé des monstres qui menaçaient sa survie, et maintenant, elle vise l'or aux Olympiques.

Elle mérite vraiment une médaille!

Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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Parfois, la voie du succès est difficile à escalader, et aucune autre athlète que Rafaela Silva du Brésil ne le sait. 

Sa famille vit toujours dans cette maison où elle a grandi, qui n’a rien de glamour et où elle partageait une chaise avec sa sœur aînée, Raquel, elle aussi une championne de judo, qui n’a pas su se qualifier pour les Olympiques.

Nulle autre athlète brésilienne n’aura été autant observée qu’elle, championne du monde de judo en 2013. D’ailleurs, le judo est le sport où il y a le plus de médaillés du Brésil.

Zenilda, leur mère, tient toujours son petit magasin où elle vend du propane et des denrées non-périssables. Ses filles ont d’ailleurs développé leur force en transportant les bonbonnes.

Elles étaient à l’école primaire lorsque la famille a quitté son quartier de Cidade de Deus (Cité de Dieu), le plus violent des quartiers de Rio, afin de trouver un voisinage plus sûr. Toutefois, il y a tout de même une certaine violence dans cet environnement, surtout dans la rue. « Frapper quelqu’un ou se faire frapper, ce n’est que de la survie, » explique Raquel, qui a déjà été expulsée de son école après s’être battue. Rafaela, elle, se battait avec les garçons du voisinage.
Toutefois, le judo les a sauvées d’une vie de délinquance. « Le judo a ses règles, pas la rue. »

À l’intérieur du biceps droit de Rafaela, on y voit les anneaux Olympiques et une citation en portugais : « Dieu sait combien j’ai souffert et tout ce que j’ai fait pour en arriver là. »

Rafaela ne prenait pas le sport au sérieux. Elle n’aime toujours pas s’entraîner, or, elle a gagné sa ceinture noire à 16 ans et est devenue une championne mondiale junior.

« Tout a changé en 2008 aux championnats junior du monde en Thaïlande, » dit-elle. « C’est là que j’ai réalisé que c’était ce que je voulais faire. Toute ma vie auparavant, toutes mes batailles, tout était facile. Je pouvais passer le reste de ma vie à jouer. Après les championnats du monde, j’ai réalisé que les choses pouvaient être différentes. »

À 19 ans, elle gagnait l’argent aux championnats du monde, à 21 ans, l’or. Toutefois, les jeux Olympiques de Londres en 2012 la hantent. « Mon opposante était une Hongroise que j’avais déjà battu facilement auparavant. Je ne sais pas si j’ai pensé que je devais le faire rapidement, mais le juge m’a donné un point, puis l’a changé et m’a disqualifiée. »

« Je m’étais entraînée quatre ans pour les Olympiques et en une minute, ils n’étaient plus. »

Des Brésiliens sur les réseaux sociaux l’ont insultée, lui disant que la place d’un singe est dans une cage. Elle n’a pu s’empêcher de répondre et cette guerre de tweets a attiré l’attention du Comité Olympique Brésilien, persuadant Silva de cesser de répondre à ces critiques.

Quatre ans plus tard, elle ne regrette rien.

Maintenant, tout un voisinage l’encourage, après tout, voir une jeune femme sortir des rues chaotiques de Rio pour devenir une championne Olympique, c’est un conte de fées moderne.

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Source: nytimes.com/2016/01/08/sports/olympics/rafaela-silva-brazil-judo-rio-games.html?_r=3 · Crédit Photo: Courtoisie Leslye Davis/The New York Times