Nouvelles : Un Québécois quitte enfin l'aide sociale et se tue au travail.

Un Québécois quitte enfin l'aide sociale et se tue au travail.

Quelle tristesse...

Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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Gaël Hervieux était un jeune homme de 20 ans. Il venait de se trouver du travail après une période de toxicomanie. Triste coup du sort, il est décédé dans un accident de la route alors qu’il rentrait de chez un client de Trois-Rivières mardi dernier, vers 14h30.

La minifourgonnette qu’il conduisait s’est retrouvée dans la voie inverse et a heurté un camion-remorque de plein fouet. Gravement blessé, l’homme a succombé à ses blessures.

«Il a eu des bouts difficiles, il n’a pas toujours fait les bons choix, mais il a eu une belle opportunité et l’a saisie. Il venait de quitter l’aide sociale, il redonnait aux autres et recommençait à avoir des rêves», raconte son père, Jacques Hervieux.

Il l’avait vu pour la dernière fois lors de la fête des Pères.

Pour la première fois depuis des années, son fils lui paraissait enjoué et bien dans sa peau. Il avait abandonné la drogue et avait de grands projets de vie.

«Il était souriant et il me parlait de louer une maison près d’ici, à Sainte-Hélène-de-Chester. Il tripait jardinerie, il voulait se rapprocher de moi, je voyais qu’il suivait maintenant les traces de son père, » ajoute-t-il. « Ça a été une épreuve terrible d’aller l’identifier à l’hôpital.»

La cause de l’accident mortel survenue sur la route 122, à proximité de Victoriaville, n’a toujours pas été confirmée, toutefois, M. Hervieux pense que la thèse de l’utilisation d’un téléphone au volant est la plus probable.

«Ça ne faisait pas si longtemps qu’on avait repris contact et je ne l’ai jamais vu texter au volant, mais, comme beaucoup de jeunes, il avait toujours son téléphone entre les mains quand on se voyait.»

Il y a deux ans, Jacques Hervieux a dû congédier son fils. À l’époque, ils travaillaient ensemble pour A.B.A. Extermination. Gaël Hervieux avait été condamné pour excès de vitesse et avait perdu son permis de conduire, il n’était alors plus utile pour l’entreprise. Toutefois, la vitesse ne serait pas un facteur dans l’accident qui lui a coûté la vie.

«Il avait eu sa leçon, il mettait le régulateur de vitesse», affirme son père.

Son nouvel employeur, un autre exterminateur, avait accepté de payer pour lui permettre de retrouver son permis.

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Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Courtoisie