Nouvelles : Une très mauvaise nouvelle pour les propriétaires de maison!

Une très mauvaise nouvelle pour les propriétaires de maison!

Pour certains, elle pourrait même être dévastatrice...

Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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La Banque du Canada annonçait ce mercredi hausser son taux directeur. Il s’agit de la seconde fois en deux mois et le taux monte d’un quart de point pour atteindre 1%.

«Les données économiques récentes ont été plus vigoureuses que prévu, ce qui étaye le point de vue de la Banque selon lequel la croissance au Canada devient plus généralisée et plus autonome,» communiquait l’institution fédérale qui note aussi la robustesse des dépenses de consommation qui seraient soutenues par «la vive expansion continue de l’emploi et du revenu».

«Les investissements des entreprises et les exportations ont affiché une vigueur plus généralisée [et] l’activité dans le secteur du logement semble se modérer sur certains marchés,» ajoute la Banque.

Rappelons-nous qu’en juillet l’institution avait rehaussé son taux cible du financement à un jour de 0,25% à 0,75%, la première augmentation en sept ans.

Le 25 octobre, prochaine date d’établissement du taux directeur, la banque centrale dévoilera ses prévisions pour l’économie et l’inflation.

Avec une hausse supplémentaire, plusieurs ménages endettés du Québec pourrait se retrouver en une situation bien difficile, selon une étude économique publique de Desjardins, parue mardi.

«Même si la situation financière des Québécois semble sous contrôle pour l’instant, une augmentation significative des taux d’intérêt aurait des répercussions importantes notables. Une plus grande part des ménages auraient de la difficulté à rembourser leurs emprunts», pouvait-on lire dans le plus récent «Point de vue économique» de Desjardins.

Les analystes y soulignent que les dettes des Québécois ont davantage augmenté que leurs revenus au cours des dernières années. «L’an dernier, environ 5 % d’entre eux atteignaient un seuil d’endettement critique pouvant occasionner des difficultés à rembourser leurs emprunts,» y est-il précisé.

En cas de hausse, cela signifie un impact immédiat pour les ménages vulnérables ayant contracté des prêts à taux variables et des marges de crédit personnelles.

Selon Hélène Bégin, économiste principale chez Desjardins, il ne serait toutefois pas encore trop tard. «Les ménages endettés ont toutefois encore un peu de temps pour assainir leur bilan financier», dit-elle, tout en soulignant qu’il fallait profiter de cette période de bas taux d’intérêt afin de réduire les recours à l’endettement.

L’économiste croit aussi qu’il faudra surveiller les conséquences d’une potentielle chute de prix de l’immobilier résidentiel qui «représente un autre risque dont les effets seront analysés dans un prochain Point de vue économique».

Cependant, la situation des Québécois demeure enviable comparativement aux autres provinces. Si au Québec la dette à la consommation moyenne est de 18 907$ en excluant les hypothèques, en Ontario on parle de 22 671$ et de 28 240$ en Alberta, selon un rapport d’Equifax Canada qui a aussi été publié ce mardi.

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Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: iStock