Une jeune femme de 22 ans ne veut pas qu'on la surnomme « la joueuse de football la plus sexy au monde »

Elle préfère qu'on s'intéresse à ses performances sur le terrain

Ayoye

Une athlète qui joue pour l'équipe suisse du Grasshopper Club Zürich a fait savoir qu'elle n'appréciait pas qu'on parle d'elle comme étant «la footballeuse la plus sexy».

Ana Maria Markovic joue en tant qu'attaquante pour l'équipe suisse du Grasshopper Club Zürich, mais les médias parlent plus souvent de son apparence physique qu'ils ne s'intéressent à ses performances sur le terrain.

La jeune femme de 22 ans a récemment dénoncé cette situation lors d'une entrevue avec la publication suisse 20 Minuten où elle a déclaré qu'elle n'avait aucun problème à ce qu'on dise d'elle qu'elle est la «la plus belle footballeuse du monde», mais qu'elle est grandement dérangée par ceux et celles qui la qualifient comme étant «la plus sexy».

C'est en réaction à une publication qui l'a qualifiée de «bombe blonde» qu'Ana Maria Markovic a indiqué: «J'ai aimé les articles qui m'appelaient la plus belle footballeuse ou l'une des plus belles parce que ça me fait plaisir d'entendre que je suis belle. Mais ensuite, des articles de journaux sont apparus dans lesquels j'étais décrit comme la footballeuse la plus sexy. Je n'aimais pas ça. Aussi à cause de ma famille. Je pense qu'il faut faire attention à ce que l'on écrit sur les gens... Mais dans l'ensemble, ce n'était pas si mal.»

Comme l'a souligné Ana Maria Markovic, il est déplorable qu'on la réduise à son apparence: «Beaucoup de gens m'ont écrit en se faisant passer pour des managers, et je sais exactement ce qu'ils attendent de moi. Ils ne m'ont jamais vu jouer au football et ne regardent que l'extérieur. Je trouve cela très dommage. Je pense que ces personnes devraient en savoir plus à l'avance et voir ce que je peux faire en termes de football. Beaucoup m'ont aussi fait sentir que j'étais jolie et cela simplement parce qu'ils pourraient faire quelque chose de moi sur les réseaux sociaux et qu'ils veulent gagner de l'argent avec ça.»

Ce qui est le plus dommage dans tout cela, c'est que les médias gagneraient grandement à souligner le talent de footballeuse d'Ana Maria Markovic.

Rappelons que la jeune athlète représente la Croatie, même si elle vit en Suisse depuis plusieurs années déjà.