Vidéos : Tout le monde ignore l'homme blanc sur cette photo. 48 ans plus tard, la vérité à son sujet fait finalement surface!

Tout le monde ignore l'homme blanc sur cette photo. 48 ans plus tard, la vérité à son sujet fait finalement surface!

48 ans plus tard, la vérité à son sujet fait surface!

Publié le par Ayoye dans Vidéos
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Il arrive souvent que les images qu'on regarde trompent nos yeux

Par exemple, la photo que vous voyez ci-dessus. Vous la reconnaissez probablement, on la retrouve dans presque tous les livres d'histoire et elle a fait le tour d'Internet: il s'agit du geste de rébellion de deux coureurs afro-américains, John Carlos et Tommie Smith, qui lèvent le poing pour protester contre la ségrégation raciale, alors qu’ils se trouvaient sur le podium après avoir couru l'épreuve du 200 mètres lors des Jeux Olympiques à Mexico, en 1968.

Eh bien, cette photo m’a trompé pendant très longtemps et je ne suis pas le seul, vous avez été fort probablement trompé par le véritable héros de la scène...

Cette photo, je l'ai toujours vue comme une scène extraordinairement puissante de deux hommes noirs, pieds nus, tête baissée qui lèvent les poings vers le ciel alors que l’hymne national américain retentissait. J'ai toujours cru que cette image était un puissant symbole pour défendre l'égalité des hommes peu importe leur couleur, mais il y a quelque chose de plus puissant sur cette photo... c'est le troisième homme sur le podium, peu de gens y ont réellement porté attention.

Il s'agit d'un homme blanc, qui ne semble éprouver aucune émotion. Les bras le long de son corps, il semble être un intrus, un individu de trop dans cette puissante image, pourtant, ce n'est pas le cas...

J'ai toujours pensé que cet homme représentait le stéréotype du conservateur blanc qui exprime le désir de résister à ce changement que Smith et Carlos revendiquaient derrière lui. Mais j'étais dans le tort... dans le grand tort...

Toutefois, la vérité c’est que cet homme blanc sur la photo, celui qui ne lève pas le bras, est peut-être le plus grand héros de ce fameux soir d’été 1968.

Son nom était Peter Norman, c'était un Australien et ce soir-là, il avait couru comme un fou, finissant la course avec un temps incroyable de 20 secondes et 06 centièmes. Le seul à avoir fait mieux est l'Américain Tommie Smith qui a décroché la médaille d'or tout en inscrivant un nouveau record du monde, avec un temps fracassant les 20 secondes, son temps était de 19 secondes 78 centièmes. Toutefois, un second Américain, un certain John Carlos, se trouvait sur la troisième place du podium avec seulement quelques millisecondes d'écart avec Norman.

Tout le monde pensait que la victoire se départagerait entre les deux Américains car Norman était un coureur méconnu sorti de nulle part, on dirait qu'il a eu un coup de fouet inexpliqué dans les derniers mètres de la course et s’est retrouvé sur le podium. Cette course, c’était la course de sa vie. Pourtant, le plus mémorable ce n'était même pas la course elle-même, pas la performance en tant que telle, mais bien les événements qui ont suivi lors de la montée des coureurs sur le podium après la course. Vous pouvez voir cette course ici:

Smith et Carlos étaient sur le point de montrer au monde entier leur protestation contre la ségrégation raciale. Ils se préparaient à faire quelque chose de très important mais aussi de très risqué et ils en étaient conscients.

Quant à Norman, comme dit plus haut, c'était un blanc d’Australie. Oui, d’Australie : un pays qui avait à l’époque des lois d’apartheid extrêmement strictes, presque aussi strictes que celles qui étaient en place en Afrique du Sud. Le racisme et la ségrégation étaient extrêmement violents, mais pas seulement contre les Noirs, mais également contre les aborigènes qui étaient là bien avant l'arrivée de l'homme blanc en Australie..

Puis c'est alors que les deux noirs ont demandé au blanc s’il croyait aux droits humains, sa réponse les a surpris: oui.
« Nous lui avions dit ce que nous allions faire, nous savions que c’était une chose plus glorieuse et plus grande que n’importe quelle performance athlétique, » racontera plus tard John Carlos. « Je m’attendais à voir de la peur dans les yeux de Norman… Mais à la place, nous y avons vu de l’amour. »

Norman a donc répondu aux deux hommes : « Je serai avec vous ».

Pour représenter la pauvreté qui frappait une grande partie des personnes de couleur, les deux athlètes noirs ont décidé de monter sur les marches du podium sans leurs espadrilles de course, toutefois ils portaient le badge du Projet Olympique pour les Droits de l’Homme, un mouvement d’athlètes engagés pour l’égalité des hommes.

Par contre, ils sont passés à un cheveux de ne pas porter les symboliques gants noirs qui sont liés aux Black Panthers (un mouvement révolutionnaire afro-américain formé en Californie), ils les ont portés finalement cela a fait toute la force de leur geste.

En fait, juste avant de monter sur le podium, Smith et Carlos ont réalisé qu’ils n’avaient… qu’une seule paire de gants. Ils allaient renoncer à ce symbole, mais Norman a eu une brillante idée et il a insisté en leur conseillant de prendre un gant chacun. C’est ce qu’ils ont fait.

En examinant bien le cliché, vous serez en mesure de voir que Norman porte, lui aussi, un badge du Projet Olympique pour les Droits de l’Homme, épinglé contre son cœur.

Les trois athlètes sont donc montés sur le podium et le reste fait partie de l’Histoire telle que nous la connaissons. L'Histoire capturée par la puissance de cette photo qui a fait le tour du monde.

« Je ne pouvais pas voir ce qui se passait derrière moi » racontera plus tard Norman, « mais j’ai su qu’ils avaient mis leur plan à exécution lorsque la foule qui chantait l’hymne national américain s’est soudainement tu. Le stade est devenu alors totalement silencieux. »

Ce geste a provoqué l’immense scandale que l’on sait. Les deux athlètes ont été immédiatement bannis de la discipline et expulsés du village olympique. À leur retour aux États-Unis, ils ont dû faire face à d'innombrables problèmes et ont reçu un nombre incroyable de menaces de mort.

Par contre, ce que l’on sait moins, c’est que Peter Norman a également subi de lourdes conséquences pour avoir apporté son soutien à ces deux hommes, il a dû entre autres abandonner sa carrière qui aurait pu être très prometteuse.

De plus, 4 ans plus tard, malgré son excellence dans la discipline, il n’est pas sélectionné pour représenter son pays pour les Jeux Olympiques de 1972. Puis il ne sera pas non plus invité pour les JO qui se dérouleront dans son propre pays, en 2000.

Dégoûté par le comité olympique de son pays, Norman a laissé tomber les compétitions athlétiques et s’est remis à courir au niveau amateur.

En Australie, où le conservatisme et la suprématie raciale avait la peau dure, il a été vu et traité en traître. Même sa famille l’a renié et il n’arrivait pas plus à trouver de travail à cause de cette image qui lui collait à la peau. Il a travaillé durant quelques temps dans une boucherie, puis en tant que simple prof de gym.

Après une blessure mal soignée, il a fini ses tristes jours rongé par la gangrène, la dépression et l’alcoolisme.

Malgré ça, l'athlète a eu une chance de se racheter pendant des années, de sauver sa carrière et d’être à nouveau considéré comme le grand sportif de talent qu’il était : On l'a invité plusieurs fois à condamner publiquement le geste de John Carlos et de Tommie Smith, de demander pardon, bref de se dissocier de ce geste et de se faire excuser par son pays qui avait décidé de l’exclure.

De simples excuses auraient pu lui permettre de revenir dans la discipline et plus tard de faire partie du comité des JO de Sydney en 2000. Mais il ne voulait pas, il n'a rien fait de ça. Il n'a jamais voulu revenir sur la décision qu'il a prise en 1968 et il n’a au grand jamais accepté de trahir les deux afro-américains pour se faire pardonner par son pays.

Avec le temps et le changement de mentalité, Carlos et Smith ont été considérés comme de véritables héros ayant défendu la cause de l’égalité raciale envers et contre tous. En Californie, une statue a même été érigée en hommage à ces deux athlètes qui ont tout risqué pour faire valoir leurs droits. Toutefois, l'Australien ne figure pas sur cette statue.

Effacé de l’histoire et pourtant détesté de tous dans son pays, voilà ce qu’il était devenu. Son absence semble être l’épitaphe d’un héros que personne n’avait remarqué et que l’histoire n’aura malheureusement pas retenu.

En 2006, Peter Norman a perdu la vie à Melbourne, en Australie. Pendant des décennies, il a donc été pour beaucoup de gens "l'homme qui n'a pas levé le poing" et personne ne savait ce qu'il vivait dans son propre pays puis, pire encore, oublié.

À son décès, les deux coureurs américains ont tenu à porter son cercueil pour lui rendre hommage.

N'oublions jamais Peter Norman, ce héros sans gants qui a été effacé de l’histoire et qui n’a jamais cessé de lutter pour l’égalité des hommes.

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Source: littlethings.com/real-peter-norman-story/?utm_source=LTcom&utm_medium=Facebook&utm_campaign=inspiring · Crédit Photo: Reddit / IMGUR