Vidéos : Un garçon de 3 ans fait pipi au lit, puis son beau-père le tue.

Un garçon de 3 ans fait pipi au lit, puis son beau-père le tue.

Le silence a tué cet enfant...

Publié le par Ayoye dans Vidéos
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Afin de commémorer le petit Tony, trois ans, décédé ce week-end sous les coups de son beau-père, une marche a lieu à Reims ce mercredi.

Or, le procureur de la République de Reims déplorait ce lundi que « si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer Noël 2016. » Nombreux étaient les voisins sachant les traitements infligés à Tony.

L’autopsie de l’enfant a révélé de nombreuses traces de coups, d’hématomes et une fracture du nez. Malheureusement, personne n’a signalé le comportement du beau-père de Tony. Tout a commencé en septembre, lorsque Loïc s’est installé avec la maman de Tony, et toujours le matin, avant l’école. L’homme s’énervant contre le petit et le menaçant avant de le frapper. Les voisins l’entendaient.

« Les violences commençaient à 7h00. S'il avait uriné au lit, il lui mettait la tête dans ses urines et après il le tapait. Il a subi tout ça là, derrière cette porte,» raconte Ousmale, habitant juste en-dessous de l'appartement où vivait Tony et qui en entendait les cris depuis plusieurs semaines à travers son plafond. Elle a signalé Loïc à son bailleur il y a quelques jours, pour tapage, mais jamais auprès de la police.

C’est la peur de l’homme et des représailles qui l’a empêchée de le dénoncer à la police. Comme elle, d’autres voisins regrettent. « Tous les matins, il frappait sur le petit parce qu'il avait fait pipi au lit. Il lui mettait son visage dedans. Il criait, ça s'entendait dans tout l'immeuble. J'ai failli monter plus d'une fois mais ma femme m'a retenu. Et maintenant il est trop tard… Je suis sous le choc… On est tous responsables. Je n'aurais peut-être pas pu faire grand-chose mais j'aurais dû faire plus, » raconte Jonathan, un autre voisin.

Matthieu Bourrette, procureur de la République de Reims, a lui aussi sa part de regrets. « Chaque fois que la police est arrivée c'était uniquement pour des questions de tapage. A aucun moment quelqu'un leur a fait savoir qu'il y avait un enfant qui était battu. C'est finalement contre ce silence collectif que nous devons tous nous battre. »

Silence auquel a aussi pris part la mère qui est actuellement en examen pour non-assistance à personne en danger, et pour le fait de ne pas avoir dénoncé de mauvais traitements…

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Source: BFMTV · Crédit Photo: BFMTV