Ayoye
Le gouvernement songe à une reprise des jours d'écoles manqués en raison de la grève.
Capture d'écran Radio-Canada  

Le gouvernement songe à une reprise des jours d'écoles manqués en raison de la grève.

C'est le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, qui en a fait la mention.

Ayoye

Ayoye

Le calendrier scolaire pourrait être allongé afin de reprendre des journées d'école manquées à cause de la grève.

C'est le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, qui a admis jeudi lors d'un point de presse à l'Université Laval que la décision du gouvernement dépendrait notamment de la durée de la grève: «On ne peut pas l’écarter. Même dans une situation de négociation, de renouvellement du contrat de travail, il ne faut pas oublier ce pour quoi nous sommes là, nous sommes là pour les enfants, pour assurer la réussite scolaire de nos enfants. C’est d’abord à eux qu’il faut penser. C’est sûr que cette question-là pourrait se poser, mais attendons de voir d’abord s’il y a grève et, deuxièmement, la durée de la grève.»

Le ministre a fait remarquer que 180 jours d'écoles sont prévus au calendrier scolaire, alors 20 journées pédagogiques sont au programme.

Lors du point de presse, le ministre Drainville s'est dit inquiet que la grève se transforme en une espèce de «relâche»: «J’espère que les directions d’école, les centres de services scolaires, les profs vont donner du matériel scolaire aux enfants pour qu’ils puissent continuer, un tant soit peu, leurs apprentissages. Mais il ne faut pas que ça devienne une semaine de relâche.»

Du côté des syndicats d'enseignants, ceux-ci avaient confirmé cette semaine au Journal que les élèves ne repartiraient pas à la maison avec des devoirs une fois le débrayage déclenché. Les enseignants qui souhaitaient toutefois fournir du travail à la maison avant le déclenchement de la grève étaient libres de le faire.

Les propos du ministre ont été vivement critiqués par la Fédération autonome de l'enseignant(FAE) puisque celle-ci juge que le gouvernement tente de «minimiser» les impacts d'une grève tout à fait «légale».

Mélanie Hubert, de la FAE, a déclaré: «Est-ce qu’on peut nous laisser exercer cet ultime recours-là, pour nous faire entendre? S’il n’en veut pas de grève, il savait ce qu’il y avait à faire, ça fait 11 mois que l’on négocie.»

Rappelons que c'est à partir du 23 novembre que les 65 000 profs de la Fédération autonome de l’enseignement ont l'intention de déclencher une grève générale illimitée. On retrouve des membres de la FAE dans plus de 40% des écoles de la province, dont celles de Montréal, Québec, Laval et l’Outaouais.

Pour ce qui est des enseignants qui sont membres du Front commun, ceux-ci seront en grève, avec le personnel de soutien et les professionnels du réseau scolaire, les 21, 22 et 23 novembre. En d'autres mots, toutes les écoles publiques de la province seront alors fermées.

Enfin, le ministre Drainville a dit estimer que la balle est dans le camp des syndicats, tout en précisant que les négociations se poursuivent «intensément».