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Un recours collectif contre les camionneurs du «convoi de la liberté» va de l'avant

Un juge vient d'autoriser un recours collectif de 300 millions de dollars contre le groupe de camionneurs

Ayoye

Les manifestants, les donateurs et les organisateurs du convoi des camionneurs devront faire face à un recours collectif de 300 millions de dollars. Alors qu'un juge a rejeté la demande des défendeurs qui souhaitaient faire annuler l’action en justice, les résidents et les commerçants du centre-ville d'Ottawa pourront maintenant aller de l'avant.

C'est en décembre dernier que l'affaire qui opposait le droit des individus à utiliser leurs propriétés et la voie publique au droit des manifestants de faire entendre leurs doléances en utilisant des tactiques de pression contre le gouvernement a été étudiée par le juge Calum MacLeod de la Cour supérieure.

Les avocats qui représentent les intérêts du convoi des camionneurs avaient alors fait valoir que l'expression politique est fondamentale pour la société, que leur utilisation de la liberté d'expression était dans l'intérêt public et que les plaignants n'avaient pas atteint le seuil requis pour engager une action en justice.

Après avoir entendu les deux parties, le juge MacLeod a annoncé qu'il se rangeait du côté des résidents et des commerçants, rejetant ainsi la requête visant à annuler le recours collectif.

Dans sa décision, le juge a indiqué que les plaignants avaient un cas méritoire: «Il existe des preuves selon lesquelles certains plaignants ont été soumis à ce qu'ils prétendent être des quantités extrêmes de bruit, des klaxons, des vapeurs incessantes de diesel et d'autres pollutions, des blocages de rues et des intimidations. Il existe des preuves que les plaignants ont eu des difficultés à accéder à leurs propriétés et que les affaires [des commerçants] ont été perturbées.»

Le recours inclut des milliers de plaignants potentiels. Ceux-ci résident dans une zone s’étendant de l'ouest de l'avenue Bronson à la rue Booth, pour inclure les immeubles des plaines LeBreton. Dans le Marché By, la zone englobe le secteur situé au nord de la rue Saint-Patrick, jusqu'à la rue Boteler.

Bien que le juge ait reconnu que les défendeurs nient avoir eu l'intention commune de bloquer les rues ou de faire pression sur le gouvernement en occasionnant des difficultés pour les résidents, il a toutefois conclu que perturber la vie quotidienne dans le centre-ville était ce que recherchaient les organisateurs et les participants du convoi des camionneurs.

L'avocat qui porte le recours collectif au nom des résidents et des commerçants de la capitale, Paul Champ, a réagi à la décision du juge en déclarant dans un communiqué: «Nous restons déterminés à obtenir justice et réparation pour les habitants du centre-ville d'Ottawa.»

Voyez ici une vidéo d'un journaliste de RAD qui a passé 48 heures avec un camionneur en route vers Ottawa: