Une athlète transgenre nommée sportive de l’année

Laurel Hubbard avait fait sensation cette année aux JO de Tokyo

Ayoye
Une athlète transgenre nommée sportive de l’année

L’Olympienne de 43 ans, Laurel Hubbard vient tout juste d’être nommée Sportive de l’année par l'Université d’Otago. Un accomplissement pour l’haltérophile alors qu’elle est la première femme transgenre à recevoir le prestigieux prix.

Depuis 113 ans, l’Université d’Otago qui se situe à Dunedin sur l'île du sud de la Nouvelle-Zélande décerne le prestigieux prix de Sportive de l’année lors de la cérémonie des Blues awards. 

Pour cette édition, le comité responsable de décerner les vainqueurs a choisi de décerner le trophée à Laurel Hubbard qui s’est démarquée lors de sa participation aux derniers Jeux olympiques à Tokyo. 

Un accomplissement personnel, mais également une première alors que Laurel Hubbard devient la première femme transgenre a recevoir le prix de la part de l’Université d’Otago.

Elle était également devenue la première femme ouvertement transgenre à participer aux Jeux olympiques après sa qualification dans l’épreuve d'haltérophilie féminine de plus de 87 kg à Tokyo. Elle n’avait toutefois pas réussi à remporter de médaille et avait été éliminée de l’épreuve.

Son parcours a donc été reconnu grâce à ce prix de Sportive de l’année. « Je suis reconnaissante pour tout le soutien et la gentillesse reçus du personnel enseignant et des étudiants de l'université d’Otago », a-t-elle précisé dans un communiqué publié par le journal local, l’Otago Daily Times.

« Il est presque impossible pour un athlète de participer aux Jeux olympiques et d’atteindre le niveau demandé sans les encouragements et le soutien de ses amis, de sa famille et de tous les partisans. Ce prix revient à toutes les personnes qui ont pris part à mon parcours olympique. »

Laurel Hubbard, Sportive de l'année

L’Olympienne avait salué la décision du comité olympique de modifier ses règles afin de permettre aux femmes de concourir même si leur taux de testostérone était inférieur à un certain seuil prédéfini. Cette modification a permis à l’athlète de participer aux Jeux olympiques, 9 ans après avoir fait sa transition.

« Les Jeux olympiques sont une célébration mondiale de nos espoirs, de nos idéaux et de nos valeurs et je tiens à remercier le CIO pour son engagement à rendre le sport inclusif et accessible à tous »,  avait-elle dit lors de l’annonce. « Je suis reconnaissante et humble envers toute la gentillesse et le support que de nombreux Néo-Zélandais me donnent ».